Aller au contenu

Le poste oublié

Évacuation des terres de piscine

Volume réel, foisonnement, rotations de camion et réemploi sur place : le poste que l’on sous-estime toujours.

Le poste oublié

Évacuer les terres d’une piscine coûte plus cher qu’on ne l’imagine

C’est la ligne du devis qui surprend le plus les maîtres d’ouvrage. On conçoit facilement qu’il faille payer une pelle pour creuser un bassin ; on mesure beaucoup moins bien ce que coûte le fait de faire disparaître la terre sortie du trou. Or sur un projet de piscine, l’évacuation des déblais représente régulièrement une part importante du budget terrassement, parfois autant que la fouille elle-même.

La raison tient à un calcul que peu de gens font correctement. Le volume à évacuer n’est pas le volume du bassin. Il faut y ajouter les surlargeurs de travail sur tout le périmètre, la profondeur supplémentaire du lit de pose ou du radier, le talutage des parois, puis appliquer un coefficient de foisonnement : une terre excavée occupe plus de place que la même terre en place, de l’ordre de 20 à 30 % de plus selon sa nature. L’écart entre le calcul naïf et la réalité peut facilement atteindre le double.

S’ajoutent des contraintes très concrètes dans notre secteur. Les chemins de vigne autour de Vidauban, du Luc et des Arcs-sur-Argens ne se prêtent pas tous au passage d’un semi-remorque : on évacue alors avec des bennes plus petites, donc plus nombreuses, ce qui multiplie les rotations. Les terres argileuses rouges du secteur sont lourdes et collantes, ce qui pèse sur le chargement et sur la tare des camions.

Cette page explique comment nous calculons réellement ce volume, ce que représente une rotation, et dans quels cas le réemploi sur place permet de réduire nettement la facture. Notre principe : annoncer ce poste clairement dans le devis, avec une estimation de volume et un nombre de rotations prévisible, plutôt que de le découvrir en cours de chantier.

30 %

de foisonnement possible selon le sol

6

communes desservies autour de Vidauban

24 h

réponse sous 24 h ouvrées

0

visite technique et devis

Du volume du bassin au volume réellement sorti

Le calcul

Du volume du bassin au volume réellement sorti

Prenons un bassin courant de 8 × 4 mètres sur 1,50 m de profondeur. Son volume géométrique est de 48 m³. C’est le chiffre que retient la plupart des gens, et c’est celui qui conduit à sous-estimer le poste. Il faut en réalité raisonner sur la fouille, pas sur le bassin.

On ajoute d’abord la surlargeur de travail. Avec soixante centimètres de chaque côté, la fouille passe à 9,20 × 5,20 mètres. On ajoute ensuite la profondeur du radier, du hérisson ou du lit de pose, souvent vingt à trente centimètres. À ce stade, on approche des 85 m³ en place. Si les parois doivent être talutées parce que le terrain ne tient pas vertical, le volume monte encore.

Vient enfin le foisonnement. Une terre en place est compacte ; une fois excavée, elle se déstructure et gagne du volume. Le coefficient varie : autour de 20 % pour un sable, souvent 25 à 30 % pour une argile compacte comme celles de la dépression permienne du Luc, davantage encore pour de la roche fragmentée. Les 85 m³ en place deviennent donc plus de 105 m³ à transporter. C’est ce dernier chiffre qui détermine le nombre de camions.

Ce que représente concrètement une benne de terre

Les rotations

Ce que représente concrètement une benne de terre

Une rotation, c’est un aller-retour complet : chargement sur le chantier, trajet vers l’exutoire, déchargement, retour. Sa durée dépend de la distance au site de dépôt, de la circulation et de la facilité de manœuvre sur place. Sur un chantier de piscine, c’est souvent la cadence des rotations, et non la vitesse de la pelle, qui fixe la durée réelle du terrassement.

La capacité du camion change tout. Un gros porteur emporte davantage par voyage, donc réduit le nombre de rotations, mais il lui faut un accès large, un sol portant et une aire de retournement. Un camion plus petit passe partout mais multiplie les allers-retours. Dans un lotissement, sur un chemin de vigne étroit ou devant un portail de villa, ce choix se fait à la visite, en regardant l’accès réel et non un plan cadastral.

Il faut aussi tenir compte du poids. Une terre argileuse humide est nettement plus lourde qu’un sable sec, et la charge utile d’un camion est limitée par la réglementation avant de l’être par le volume de la benne. Après une période pluvieuse, une même benne emporte donc moins de mètres cubes. C’est une des raisons pour lesquelles la saison influe sur le coût d’évacuation.

Déroulement

Comment nous organisons l’évacuation

L’évacuation ne s’improvise pas en fin de chantier : elle se prépare avant le premier coup de godet, parce qu’elle conditionne le rythme de la fouille et l’organisation de l’espace disponible.

1

Estimation du volume réel

À partir des dimensions de la fouille, surlargeurs et talutage compris, nous calculons le volume en place puis nous appliquons un coefficient de foisonnement cohérent avec le sol observé sur site. C’est ce volume foisonné qui figure dans le devis.

2

Analyse de l’accès et choix des véhicules

Largeur de portail, rayon de braquage, pente, portance du sol, possibilité de retournement, gabarit autorisé sur le chemin d’accès. Ces éléments déterminent le type de camion et donc le nombre de rotations nécessaires.

3

Recherche des possibilités de réemploi

Nous examinons si une partie des terres peut rester sur la parcelle : modelé de jardin, rehausse d’une zone basse, épaississement d’une restanque, remblai derrière un ouvrage. Chaque mètre cube réemployé est un mètre cube qui ne part pas en camion.

4

Tri des matériaux à la fouille

La terre végétale de surface est mise de côté si elle doit être réutilisée pour les finitions. Les matériaux inertes valorisables sont séparés des terres impropres. Ce tri se fait pendant le creusement, pas après.

5

Évacuation en continu ou par stockage

Quand la place le permet, on stocke temporairement sur la parcelle et on évacue groupé. Dans un jardin étroit, l’évacuation se fait en continu, au rythme de la pelle, ce qui demande une coordination précise avec les chauffeurs.

6

Dépôt en filière adaptée et nettoyage

Les terres partent vers un exutoire autorisé adapté à leur nature. Les voiries empruntées sont nettoyées, et les abords du chantier remis en état une fois les rotations terminées.

  • Volume estimé surlargeurs, talutage et foisonnement compris
  • Nombre de rotations annoncé dans le devis
  • Choix du gabarit de camion selon l’accès réel
  • Recherche systématique des possibilités de réemploi sur place
  • Terre végétale mise de côté pour les finitions
  • Tri des matériaux pendant la fouille
  • Dépôt en filière autorisée adaptée à la nature des terres
  • Nettoyage des accès et des voiries empruntées

Réemployer plutôt qu’évacuer

Le modelé de jardin, la meilleure économie possible

La façon la plus efficace de réduire le coût de ce poste consiste à ne pas évacuer. Chaque mètre cube qui reste sur la parcelle économise à la fois le transport et les frais de dépôt. Sur un terrain qui présente une zone basse, un creux à rattraper, un talus à adoucir ou une restanque à épaissir, les terres de fouille trouvent naturellement leur emploi et le résultat peut être esthétiquement réussi : un modelé souple, planté, s’intègre bien mieux qu’un tas laissé dans un coin.

Trois conditions cependant. La première est la qualité du matériau : une terre végétale convient pour un modelé paysager mais pas pour un remblai porteur ; une argile très plastique se comporte mal dans les deux cas. La deuxième est la mise en œuvre : un remblai se monte par couches régulières et compactées, sinon il tasse pendant des années et déforme ce qui a été posé dessus. La troisième est réglementaire.

Sur ce dernier point, la vigilance s’impose dans la basse vallée de l’Argens. Le plan de prévention du risque inondation encadre les remblais et les exhaussements en zone inondable, parce qu’un volume de terre ajouté en zone d’expansion de crue est un volume d’eau qui ira ailleurs. Les crues de juin 2010 ont marqué durablement le secteur et ces règles ne sont pas théoriques. Au-delà de certains seuils de surface et de hauteur, un exhaussement peut par ailleurs relever d’une déclaration préalable, indépendamment du risque inondation.

Quand le réemploi n’est pas possible, restent les filières d’évacuation. Les terres non polluées issues de terrassement sont des déchets inertes qui doivent rejoindre un exutoire autorisé : installation de stockage, plateforme de valorisation ou chantier ayant un besoin d’apport. Cette dernière solution, quand elle se présente, est la plus vertueuse et souvent la moins chère, mais elle suppose une coïncidence de calendrier entre deux chantiers.

Une terre gérée, un chantier qui avance

Sur le chantier

Une terre gérée, un chantier qui avance

Une évacuation bien organisée se voit à des détails simples : pas de montagne de terre qui bloque l’accès, pas de camion qui attend la pelle ni de pelle qui attend le camion, des voiries propres à la fin de la journée, et un chantier qui reste praticable pour les corps de métier suivants.

À l’inverse, une évacuation mal anticipée dégrade tout le projet : la terre stockée occupe la zone où devaient arriver les matériaux, elle se détrempe au premier orage et devient plus difficile à charger, et elle finit par coûter davantage parce qu’elle est manipulée deux fois. La logistique n’est pas un détail annexe du terrassement, elle en fait partie.

Nous intervenons sur ce poste dans le cadre d’un chantier de piscine complet ou en prestation séparée, lorsqu’un particulier ou un pisciniste a besoin de faire sortir des terres déjà excavées. Dans les deux cas, le volume et les rotations sont annoncés avant, et le dépôt se fait en filière autorisée.

Comment calcule-t-on le volume de terre à évacuer ?

On part des dimensions de la fouille et non du bassin : longueur et largeur augmentées des surlargeurs de travail, profondeur majorée du radier ou du lit de pose, plus le volume lié au talutage des parois. On obtient un volume en place, auquel on applique un coefficient de foisonnement de l’ordre de 20 à 30 % selon la nature du sol. Le résultat est le volume transporté, celui qui détermine le nombre de camions.

Qu’est-ce que le foisonnement exactement ?

C’est l’augmentation de volume d’un sol lorsqu’il est excavé. En place, la terre est compacte et structurée ; une fois décapée au godet, elle se fragmente et emprisonne de l’air. Un mètre cube en place devient environ 1,2 à 1,3 m³ dans la benne, davantage pour une roche fragmentée. C’est pour cela qu’un tas de terre paraît toujours plus gros que le trou dont il est sorti.

Peut-on garder la terre sur le terrain ?

Souvent en partie, oui. Elle peut servir à créer un modelé paysager, rattraper une zone basse, épaissir une restanque ou constituer un remblai derrière un ouvrage. Il faut que le matériau s’y prête, que la mise en œuvre se fasse par couches compactées, et que l’urbanisme local l’autorise. En zone inondable de la vallée de l’Argens, les exhaussements sont encadrés et ce point se vérifie avant.

Pourquoi le coût varie-t-il autant d’un devis à l’autre ?

Parce que les hypothèses diffèrent. Un devis qui retient le volume géométrique du bassin sera plus bas qu’un devis qui intègre surlargeurs, talutage et foisonnement — mais il sera dépassé en cours de chantier. La distance au lieu de dépôt, le gabarit des camions autorisés et la nature des terres jouent aussi. Comparez les volumes retenus, pas seulement les totaux.

Où partent les terres excavées ?

Vers un exutoire autorisé adapté à leur nature : installation de stockage de déchets inertes, plateforme de valorisation, ou chantier voisin ayant un besoin d’apport de matériaux. Cette dernière option est la plus intéressante quand les calendriers coïncident. Dans tous les cas, le dépôt sauvage est exclu et la traçabilité du dépôt peut vous être communiquée.

Intervenez-vous seulement pour évacuer, sans faire la fouille ?

Oui. Si votre fouille a déjà été réalisée et que les terres sont stockées sur la parcelle, nous pouvons prendre en charge uniquement le chargement, le transport et le dépôt. Nous venons évaluer le volume réel du tas sur place, vérifier l’accès et vous remettre un prix avec le nombre de rotations. C’est une demande fréquente de la part des particuliers qui ont creusé eux-mêmes.

Combien de terre va sortir de votre fouille ?

Nous venons mesurer, estimer le volume foisonné réel, vérifier l’accès des camions et étudier ce qui peut rester sur place. Vous savez alors à quoi vous en tenir. Visite et devis gratuits, réponse sous 24 h ouvrées : 06 18 79 11 51 ou contact@terrassementvidauban.fr.

Réponse sous 24 h ouvrées — déplacement et devis gratuits.

Appeler