Sous chaque construction
Le terrassement de fondations : atteindre le bon sol, à la bonne profondeur
Le terrassement de fondations regroupe l’ensemble des fouilles qui vont recevoir les semelles, les longrines ou le radier d’un ouvrage. Maison, extension, garage, mur de clôture, piscine, abri : dès qu’une construction doit reporter une charge dans le sol, il faut ouvrir, descendre jusqu’à un horizon capable de porter, et créer une assise propre et plane. C’est une phase courte dans la durée du chantier, mais c’est celle où les erreurs coûtent le plus cher, parce qu’elles se révèlent des années plus tard sous forme de fissures.
Deux grandes formes de fouilles se rencontrent. La fouille en rigole est une tranchée étroite qui suit le tracé des murs porteurs : c’est la configuration classique d’une maison individuelle sur semelles filantes. La fouille en pleine masse consiste à excaver toute une surface sur une profondeur donnée : on y recourt pour un radier, un vide sanitaire généralisé, un sous-sol ou un bassin. Les deux techniques se combinent souvent sur un même chantier, avec des contraintes de stabilité et d’accès différentes.
Notre secteur impose une vigilance particulière. Les sols rouges et argileux issus de la dépression permienne du Luc, très présents à Vidauban et au Luc, sont sensibles au retrait-gonflement : ils se rétractent en période de sécheresse et gonflent lorsqu’ils se réhumidifient, ce qui génère des mouvements différentiels sous les fondations. Sur les reliefs calcaires vers Les Arcs-sur-Argens, Taradeau et Le Thoronet, c’est la dureté de la roche qui commande. Dans la plaine alluviale de l’Argens, ce sont l’hétérogénéité des matériaux et la proximité de la nappe en hiver.
Nous exécutons ces fouilles sur les six communes de notre périmètre, conformément aux plans et aux prescriptions qui nous sont transmis. Déplacement et devis gratuits, réponse sous 24 h ouvrées.
50 cm
Ordre de grandeur courant de la profondeur hors gel en plaine
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Types de fouilles : en rigole et en pleine masse
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Communes desservies autour de Vidauban
0 €
Visite technique et devis détaillé

Profondeur et ancrage
Hors gel et ancrage dans le bon sol : deux exigences distinctes
On confond souvent deux notions. La profondeur hors gel est la profondeur à partir de laquelle le sol ne gèle plus, et donc ne subit plus les cycles de gel et de dégel qui soulèvent une fondation superficielle. Elle dépend du climat local et de l’altitude : modérée en plaine varoise, elle augmente dès que l’on monte. C’est une profondeur minimale, pas une profondeur suffisante.
L’ancrage dans le bon sol est une autre exigence : il s’agit d’atteindre un horizon réellement porteur, homogène et stable, capable de reprendre les charges de l’ouvrage sans se déformer. Ce bon sol peut se trouver à cinquante centimètres comme à deux mètres, selon la parcelle. Une fondation posée sur un remblai ancien, sur une poche de terre végétale ou sur un horizon altéré travaillera, même si elle est nominalement hors gel.
Dans la pratique, la profondeur retenue est celle qui satisfait les deux conditions à la fois, et elle est définie par les plans du maître d’œuvre ou du constructeur et par les conclusions de l’étude de sol. Notre rôle est de l’exécuter fidèlement, de contrôler l’aspect du fond de fouille au fur et à mesure, et d’alerter immédiatement si le terrain rencontré ne correspond pas à ce qui était attendu. Une hétérogénéité non signalée est une fissure programmée.

Argiles et mouvements de sol
Retrait-gonflement des argiles : le sujet central dans le Var
Les argiles gonflantes changent de volume avec leur teneur en eau. En été, le sol sèche, se rétracte et se fissure ; en automne, les pluies le réhydratent et il gonfle. Ces mouvements ne sont pas uniformes sur une parcelle : une façade exposée plein sud, un arbre qui pompe l’eau, une évacuation qui fuit créent des différences locales. Ce sont ces différences, et non le mouvement global, qui fissurent les constructions.
Les départements du sud-est, dont le Var, comptent de larges secteurs classés en aléa moyen à fort. Les parades sont connues : ancrer les fondations plus profondément pour atteindre une zone où la teneur en eau varie peu, rigidifier la structure, maîtriser les écoulements autour du bâti, éloigner les plantations gourmandes en eau. Aucune de ces dispositions ne s’improvise sur le chantier : elles découlent d’une étude.
Cette étude géotechnique préalable relève du maître d’ouvrage, c’est-à-dire de vous, et non de l’entreprise de terrassement. Elle est fréquemment requise en zone d’aléa, notamment lors de la vente d’un terrain à bâtir ou avant la construction d’une maison individuelle. Nous ne la réalisons pas et nous ne nous substituons pas à elle : nous exécutons le terrassement conformément à ses conclusions, ce qui est la seule façon sérieuse de procéder.
Sécurité et tenue des parois
Pourquoi une fouille ne se creuse pas à bords verticaux sans précaution
Une fouille profonde à parois verticales est dangereuse. Un talus qui paraît stable le matin peut se détacher l’après-midi, sans signe précurseur, sous l’effet d’une pluie, d’une vibration d’engin ou simplement du temps. Les sols argileux du secteur sont particulièrement traîtres : ils tiennent remarquablement bien tant qu’ils sont secs, et ils s’effondrent en bloc dès que l’eau pénètre dans les fissures de retrait.
Deux réponses existent. Le talutage consiste à donner aux parois une pente compatible avec la nature du terrain, ce qui élargit l’emprise en surface mais supprime le risque d’effondrement. C’est la solution la plus simple quand la place le permet. Le blindage consiste à maintenir les parois verticales par des panneaux et des vérins : il s’impose quand l’emprise est contrainte, en mitoyenneté ou le long d’une voirie.
Nous choisissons en fonction de la profondeur, de la nature du sol observée sur le front de taille, de la durée pendant laquelle la fouille restera ouverte et de la présence d’ouvrages ou de circulations à proximité. Nous éloignons également les déblais du bord de fouille, parce qu’un tas de terre en crête surcharge la paroi et provoque exactement ce que l’on cherche à éviter. Enfin, nous limitons le temps pendant lequel une fouille reste ouverte : plus elle attend, plus elle se dégrade, surtout entre deux épisodes pluvieux d’automne.
Reprise des plans et de l’étude de sol
Nous prenons connaissance du plan de fondation, des profondeurs prescrites et des conclusions de l’étude géotechnique fournie par le maître d’ouvrage. Ces documents définissent les cotes à atteindre et les dispositions à respecter.
Implantation des fouilles
Le tracé des rigoles ou l’emprise de la pleine masse est matérialisé sur le terrain à partir de l’implantation de l’ouvrage, avec des repères de niveau placés hors zone de travail pour rester exploitables tout au long du chantier.
Ouverture et descente par passes
La pelle ouvre la fouille au godet de curage, par passes maîtrisées, en observant en continu les matériaux traversés. Tout changement de nature de sol est signalé immédiatement au maître d’œuvre ou au constructeur.
Sécurisation des parois
Selon la profondeur et le terrain, les parois sont talutées ou blindées, les déblais sont éloignés du bord et les abords balisés. La fouille reste ouverte le moins longtemps possible.
Dressage et nettoyage du fond de fouille
Le fond est dressé horizontalement, débarrassé des terres remaniées et des éboulis, et protégé de l’eau. Un fond de fouille propre et plan est la condition d’un bétonnage régulier et d’une assise homogène.
Remise à disposition et remblaiement ultérieur
Nous rendons les fouilles au maçon dans les délais convenus. Après bétonnage et décoffrage, le remblaiement périphérique est réalisé par couches compactées avec des matériaux adaptés.
Prestation
Ce que comprend notre intervention sur les fondations
Un périmètre précis, calé sur les plans et sur le planning du gros œuvre.
- Lecture du plan de fondation et des cotes de profondeur prescrites
- Implantation et matérialisation du tracé des fouilles
- Ouverture en rigole ou en pleine masse selon le projet
- Observation continue des matériaux et alerte en cas d’écart
- Talutage ou blindage adapté à la profondeur et au terrain
- Éloignement des déblais du bord de fouille et balisage
- Dressage et nettoyage du fond avant bétonnage
- Remblaiement périphérique compacté après décoffrage
Eau et saison
L’eau, ennemie numéro un d’un fond de fouille
Un fond de fouille qui prend l’eau se dégrade vite. L’argile se déstructure, devient molle, perd sa portance ; un fond alluvionnaire se transforme en boue impossible à dresser. C’est pourquoi nous organisons toujours l’évacuation des eaux de surface avant et pendant l’ouverture des fouilles : une légère pente sur la plateforme, un point bas hors emprise, et le cas échéant un pompage. Une fouille qui reste pleine d’eau pendant une semaine doit souvent être repurgée sur plusieurs centimètres avant bétonnage.
La saison joue donc un rôle réel dans notre région. Les épisodes méditerranéens d’automne apportent des cumuls considérables en très peu de temps, et une fouille ouverte la veille d’un tel événement est une fouille perdue. Nous préférons donc caler l’ouverture au plus près du bétonnage, quitte à reprogrammer une journée, plutôt que d’ouvrir trop tôt pour gagner du temps sur le planning.
Le remblaiement périphérique, après décoffrage, mérite la même attention. On ne rebouche pas une fouille en poussant simplement les déblais dedans. Les matériaux doivent être adaptés et mis en œuvre par couches compactées, sinon le remblai se tasse et crée une cuvette le long des murs, qui concentre l’eau de pluie exactement là où il ne faut pas : contre le soubassement, au droit des fondations.
Questions fréquentes
Vos questions sur le terrassement de fondations
Les interrogations les plus fréquentes avant l’ouverture des fouilles.
Quelle différence entre fouille en rigole et fouille en pleine masse ?
La fouille en rigole est une tranchée étroite qui suit le tracé des murs porteurs : c’est la configuration classique des semelles filantes d’une maison individuelle. La fouille en pleine masse excave toute une surface sur une profondeur donnée, pour un radier, un vide sanitaire généralisé ou un sous-sol. Les deux se combinent souvent sur un même chantier, avec des volumes de déblai et des contraintes de stabilité très différents.
Qui décide de la profondeur des fondations ?
Elle est fixée par les plans du maître d’œuvre ou du constructeur, à partir des conclusions de l’étude de sol commandée par le maître d’ouvrage. Elle doit satisfaire deux exigences : être hors gel et atteindre un horizon réellement porteur. Notre rôle est d’exécuter ces cotes fidèlement et de signaler sans délai toute différence entre le sol rencontré et le sol attendu.
L’étude de sol est-elle obligatoire ?
Elle est fréquemment requise dans les zones exposées au retrait-gonflement des argiles, ce qui concerne de larges secteurs du Var, notamment lors de la vente d’un terrain à bâtir ou avant construction. Elle relève du maître d’ouvrage et relève d’un bureau d’études géotechniques, pas de l’entreprise de terrassement. Renseignez-vous auprès de votre notaire, de votre constructeur ou du service urbanisme de la commune.
Que faire si le sol rencontré n’est pas celui prévu ?
On arrête et on signale. Une poche de remblai ancien, une hétérogénéité marquée, une venue d’eau ou une roche non anticipée changent les conditions d’exécution. La décision revient au maître d’œuvre, éventuellement après retour vers le géotechnicien. Poursuivre sans rien dire pour tenir un planning est la pire des options : c’est ainsi que naissent les désordres constatés des années plus tard.
Faut-il taluter ou blinder les fouilles ?
Cela dépend de la profondeur, de la nature du terrain et de la place disponible. Le talutage, qui consiste à incliner les parois, est la solution la plus simple quand l’emprise le permet. Le blindage par panneaux s’impose en site contraint, en mitoyenneté ou le long d’une voirie. Dans tous les cas, les déblais sont éloignés du bord, car un tas en crête surcharge la paroi.
Peut-on laisser les fouilles ouvertes plusieurs semaines ?
Ce n’est pas souhaitable. Une fouille ouverte se dégrade : les parois s’éboulent, le fond se dégrade, la pluie déstructure le sol d’assise. Dans le Var, un épisode méditerranéen peut ruiner en une nuit un fond de fouille parfaitement dressé. Nous calons donc l’ouverture au plus près du bétonnage, en coordination avec le maçon, quitte à décaler d’une journée.
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Des fouilles de fondation à réaliser ?
Envoyez-nous votre plan de fondation et, si vous en disposez, les conclusions de votre étude de sol. Nous venons sur le terrain et vous remettons un devis détaillé, volumes et évacuation compris. Déplacement gratuit sur Vidauban, Le Luc, Les Arcs-sur-Argens et alentours. Appelez le 06 18 79 11 51.